Mardi 20 juin. Trois jours après la fin de notre Camino, c’est le moment des derniers mots.
Nous aurons parcouru 400 km en 15 étapes soit une moyenne honorable. Comme vous l’avez avez sûrement remarqué, ce n’est pas un Chemin qui nous laissera un souvenir impérissable. Une très belle étape, la première, qui nous a menés à Montserrat. Quelques autres aussi avec des décors variés. Beaucoup d’animaux croisés comme cette petite chèvre sauvage pas sauvage, dans la montée de Montserrat. Mais aussi, des centaines de lapins, des dizaines et des dizaines de cigognes, un chevreuil et, le plus impressionnant pour moi, une immense couleuvre vert d’eau de plus d’un mètre traversant le chemin tranquillement à quelques pas de nous.Niveau hébergement, ce n’est pas le top. Les albergues sont assez rares ; moins sur la fin. Nous avons souvent eu recours aux hôtels. Ce qui, pour nous, n’est pas le Chemin. On a vu très peu de pèlerins. Heureusement qu’il y a eu Marie-Madeleine ! Une pointure qui plus est, avec ses 23 Caminos au compteur. Pour le reste, rien, si ce n’est les deux premiers pèlerins qui terminaient à Montserrat, un couple d’Allemands au gîte de Palau d’Anglesola et un Espagnol, tous les trois sur le Cami d’Ignacio.Et partout, ou presque, des églises fermées. Quand ce ne sont pas les bars, tôt le matin. A la différence des Caminos bien fréquentés. Mais un Chemin fait sans aucun bobo, pas une ampoule, rien. On a pris soin de nos pieds comme jamais. Un Chemin avec de belles villes, de beaux monuments comme ici à Saragosse. De beaux paysages aussi. On a découvert l’art de l’irrigation à grande échelle. Prêts à partir pour un nouveau Chemin ? Sûrement. Mais sans doute plus en Espagne. Par contre, il faudra penser à de nouvelles chaussures…Et merci de nous avoir suivis, encouragés.