E16bis- Bordeaux photos

Quelques grandes photos en vrac ; je crois qu’elles ont été la cause des dysfonctionnements du bloc lors de cette dernière journée.

E16- Le Pian-Médoc – Bordeaux : 20 km

Dernière étape aujourd’hui pour nous, et dernier petit-déjeuner avec Aymeric.
Nous ne nous reverrons plus car nous,  nous allons au centre de Bordeaux alors que lui file directement vers Saint-Jean-Pied-de-Port et Santiago où il espère arriver vers le 10 novembre.
Dès le début de la journée, le seul joli passage d’une étape qui sera très très urbaine.
Petite pause à Blanquefort.
Un peu plus loin, nous franchissons la rocade ouest de Bordeaux.
Nous arrivons à Bruges. Enfin, l’autre Bruges. Ici, un quartier en cours de finition.
Petit crochet au marché pour acheter de petites choses pour notre pique-nique.
Nous n’avons pas acheté…
Nous arrivons à l’entrée de Bordeaux.
Il nous reste encore de longues rues à arpenter.
Nous arrivons à la fontaine des Girondins de la place des Quinconces. On ne pourra aller sur la plus grande place d’Europe car c’est l’installation ou le démontage de la fête foraine.
Nous arrivons sur les quais de la Garonne. Ils ont bien changé depuis la première fois que j’y suis venu. Très agréables.

Une pause au soleil.
Le miroir d’eau et la place de la Bourse.
La Maison des Pèlerins est en plein centre, près de la porte Guilhau.
C’est ici, rue des Argentiers, à l’angle de la rue de la Coquille. Jean-Louis, un des hospitaliers, est devant la porte.
Après notre installation, tourisme en ville. Ici, la cathédrale Saint-André.
L’hôtel de ville. Stendhal a dit que Bordeaux était la plus belle ville de France. C’est fort possible.
Nous sommes samedi, il fait beau, les rues sont noires de monde.

Nous voici de retour à notre auberge. C’est le terme de notre Chemin pour cette année. Un peu plus de 400 km.  Nous reviendrons au printemps prochain pour relier Bordeaux à Bayonne, en une petite dizaine de jours.

E15- Cartelègue – Le Pian-Médoc : 33 km

Lever 6h ce matin, histoire de prendre le temps de se préparer tranquillement et de partir tôt. Il ne faudrait pas louper le bac.
On marche d’un bon pas. Aujourd’hui encore, il fait bien gris et presque froid.
L’église de Saint-Seurin-de-Cursac au bout de 7 km.
Un peu avant d’arriver à Blaye par une voie verte.
La citadelle de Blaye.  Imposante et très bien conservée. On a fait 11 km.
On arrive à 10h, le bateau est à 11h. Le temps de faire une bonne pause. Pour la première fois, je mange une chocolatine !

Prêts à appareiller avec Aymeric qu’on a retrouvé à l’embarcadère. Le soleil qui est arrivé avant Blaye fait du bien.

Nous quittons la rive droite pour une traversée d’une bonne quinzaine de minutes.
La rive gauche, très sauvage. On débarque rapidement tous les trois et on prend le chemin de terre qui file tout droit.
On croyait que c’était de vrais canards, mais non. Les vrais sont dans des tunnels grillagés le long de la rive de l’étang.
On marche parallèlement à la Gironde mais sans jamais la voir.
Un petit affluent de la Gironde, régulé par un barrage.
Au bout de 5 ou 6 km, on entre dans les vignobles de Margaux, première bourgade sur notre chemin.
Ici, il reste encore à vendanger.
Nous voyons nos premiers vendangeurs : une bonne vingtaine de Roumains, hommes surtout, mais aussi des femmes. Ils sont en pause pique-nique.
Jolies couleurs dans le vignoble.
Danièle a voulu goûter le raisin de Margaux : pas meilleur qu’un autre. Pour le moment.
Le premier domaine rencontré,  les Quatre Vents. Pas un château.
Est proposé le circuit des châteaux : ce sera pour une autre fois.
Dans l’église très ordinaire d’Arsac, le superbe portail récupéré de l’ancienne, sans doute.
Après Arsac, c’est mieux qu’avant. Ici, chemin blanc et ciel noir. Juste avant, nous avons vu deux biches au milieu d’une allée forestière. Elles nous observaient mais pas assez longtemps pour que je puisse les photographier.
Les sangliers n’ont laissé qu’une petite rotte pour notre passage.
La fin est très jolie sur un nouveau tracé que les GPS ne connaissent pas.
Jolie mais longue. On a l’impression qu’on ne va jamais arriver.
Mais si. Surgit des vignes l’église Saint-Seurin, tout près de notre but.
Nous faisons étape chez des sœurs. Nous arrivons à 17h50, au bout de 33 km. Un peu, beaucoup, fatigués.
Pour nous, c’est ici. Toujours avec Aymeric, bien sûr. Il est arrivé à 16h30. Mais c’est la cinquième et dernière fois. Je crois que nous allons lui manquer. Il risque de ne pas voir grand monde avant de rejoindre la Voie du Puy à Ostabat, deux ou trois étapes avant Saint-Jean-Pied-de-Port.
Notre chambre.
Nous voici arrivés pas bien loin de Bordeaux. Il nous reste donc une étape. Moins longue qu’aujourd’hui. Ce sera bien.

E14- Mirambeau-Cartelègue : 28 km

Départ ce matin un peu avant 8h, sur une longue route relativement passagère. Il doit faire 6 ou 7 degrés. On supporterait les gants.
Bovins dans la brume.
Dernière borne du Chemin en Charente-Maritime. Elles ne vieillissent pas très bien.
La jolie petite église de Saint Palais.
Et ses jolis modillons.
Aujourd’hui, les chemins seront variés et globalement agréables.
Quelques chemins verts mais beaucoup moins qu’hier. Nos pieds ne vont pas souffrir de l’humidité.
Petite pause de milieu de matinée à Saint Caprais de Blaye.
Et celle de ce midi, un peu après Saint Aubin de Blaye, où nous sommes rattrapés par Aymeric.
Des passages en forêt également cet après-midi.
Pause à Etauliers où nous avons fait de petites courses.
L’église d’Etauliers était ouverte.
Nous avons retrouvé Aymeric à Etauliers. Nous marchons ensemble un bon moment sur la voie verte.
Un peu avant la fin de l’étape,  coup de fil de Joe, notre ami américain, sur le Camino Francés. Par petites étapes de 12 à 15 km, il est rendu à Leon. Il compte bien aller jusqu’à Santiago à nouveau, malgré ses 81 ans et ses poumons d’ex-gros fumeur bien endommagés.
Notre gîte ce soir à Cartelègue, municipal, mais géré par des bénévoles.
Tout petit, tout en un, quatre places mais vrais draps, vraies serviettes de bain. Et machine à laver et sèche linge. Sans parler d’un fond de cuisine bien complet.
On a droit à une visite guidée de l’église, classée MH. L’intérieur a été totalement peint il y a tout juste 100 ans par le peintre en bâtiment de la commune et ses trois fils. Très beau après la restauration effectuée il y a peu.
C’est Jean-Bernard qui nous fait la visite. Aymeric est avec nous aussi ce soir.
Détails des décors.
Vraiment très beau. Pour Jean-Bernard, les peintres du début des années 1920 avaient sans doute fait les Compagnons du tour de France.
Dans la sacristie, on découvre l’expression Enterrement de première classe.
Le soleil couchant sur l’église, juste en face du gîte.

Bon, je rentre, je suis à faire le blog devant la mairie et il fait bien frais.

Nous voici arrivés ici, à Castelègue. Demain, on passe le bac.

E13- Pons – Mirambeau : 32 km

Départ tôt ce matin, à 7h30. On ne peut pas vraiment avant car il fait bien sombre, plus que ce que nous donne la photo.
L’hôpital des pèlerins est vraiment superbe et carrément sur le Chemin.
Agréable surprise sur notre gauche, le soleil se lève. Sur un ciel encore bien chargé.
Depuis quelques jours, Danièle transporte précautionneusement une jolie plume de poule faisanne⁹. C’est pour Eliot, fan de plumes.
Jolie couleur de la nature au soleil levant.
Une machine à vendanger, la première que nous voyons. Elle est juste positionnée, pas en action. Dommage. Il ne reste pas beaucoup de parcelles à vendanger.
Beaucoup de chemins de ce type, aujourd’hui. Difficiles à marcher car l’herbe est relativement haute et le sol très irrégulier. Et ce matin, l’herbe est mouillée, nos chaussures, nos chaussettes, aussi.
Installation de fortune pour notre pause ce midi, sur des pieds de châtaigniers coupés.
Bien sûr, pâté Hénaff au menu avec un morceau d’ardi gasna et une banane. Mais on est à l’eau.
Au milieu de journée, nous traversons longuement une forêt. Ça nous change de ce que l’on voit depuis trois jours.
Une borne comme on en voit à chaque carrefour.
Le photographe photographié.
Nous passons devant l’ancienne abbaye de la Tenaille reconvertie dans les réceptions et autres séminaires.
Une belle maison perdue dans la nature.
Encore de longs passages dans l’herbe. On en aura fait des kilomètres aujourd’hui.
Après Mirambeau, il nous faut encore faire près de 2 km pour rejoindre l’auberge de pèlerins à Petit Niort. Entre 32 et 33 km aujourd’hui, certainement. Nous sommes assez contents de nous. Une journée où il n’aura pas fait chaud encore. Mais pas de pluie.
Nous arrivons à la maison des pèlerins. Nous y retrouvons, comme prévu, Aymeric, mais aussi Krystin, une Allemande d’Heidelberg. Trois chambres, dont une pour nous deux. A noter quand même, la revue de casernement d’une employée de la commune : aucune empathie. « Pas de nourriture dans les chambres » à la vue de nos boîtes de cassoulet et de lentilles. Comme si on allait les manger froides dans la chambre… Jamais vu ça.
Nous sommes juste devant l’église romane Saint Martin, du XIe siècle. Sa façade est constituée comme un arc de triomphe.
Sous l’église, une jolie crypte dédiée à St Roch. L’acoustique est superbe. Nous y chantons le Chant des pèlerins.
Ce soir,  la façade de l’église est illuminée : très beau.
Et dans notre chambre…
Nous voici à Mirambeau, dernière commune de Charente-Maritime avant la Gironde.

E12- Saintes – Pons : 25 km

Une autre belle statue dans le gîte que nous quittons à 8h45.
Un dernier regard à l’immense clocher de Saint Eutrope.
Avant de suivre les jolis « clous » fichés dans les rues de Saintes. Nous ne prenons pas directement le Chemin vers Pons.
La cathédrale Saint Pierre et son clocher monumental.
L’intérieur de la cathédrale.
L’arc de triomphe romain.
Puis nous prenons la rive de la Charente.
Une jolie maison sur le quai.
Puis long passage assez dangereux où beaucoup de voitures roulent allègrement sur les couloirs réservés aux piétons et cyclistes.
En Charente-Maritime, ils ont un beau matériel de balisage mais il est mal utilisé. La coquille est inversée : tous les Chemins convergent vers Compostelle.
Aujourd’hui, nous avons fait un trajet parallèle à l’ex N137, qui de Saint-Malo à Bordeaux, passe chez nous. Souvent de larges chemins herbeux entre diverses cultures comme le maïs, le tournesol et la vigne. Heureusement, l’herbe n’est pas bien mouillée.
Balisage basique et des plus efficaces. Ça rappelle l’Espagne.
A midi, arrêt à Préguillac. Confortable mais froid : 9 degrés.
De très belles bornes de calcaire balisent le Chemin. Ce sera la seule de la journée avec une indication de distance.
Un pauvre arbre solitaire perdu dans l’immensité des champs.
Triste horizon.
Un petit plaisir pour l’œil.
Une jolie halte jacquaire à proximité du village de Saint Léger. On y fait une petite pause.
Une petite route pour nous. Nous approchons de Pons.
De jolis verts et un ciel tourmenté.
Le chemin enherbé a été un peu chahuté par les machines à vendanger rendant le cheminement moins facile.
Nous voici arrivés au cœur de Pons. Nous passons à  l’office de tourisme pour récupérer les consignes du gîte, régler et avoir un tampon pour nos crédenciales. Premières petites gouttes de la journée.
Pour rejoindre le gîte, nous passons devant la très belle église romane Saint Vivien, du XIIe siècle.
Un groupe de pèlerins du moyen âge nous montre le Chemin.
Et c’est ainsi que nous arrivons à l’ancien hôpital des pèlerins. Construit au milieu du XIIe siècle. C’est l’un des plus anciens ensembles hospitaliers d’Europe. Le gîte est le bâtiment à gauche.
Nous y retrouvons Aymeric. Nous serons à nouveau tous les trois ce soir. Il ne fait pas chaud et nous avons mis un peu de chauffage. Grand luxe, il y a une machine à laver. On en profite. Bon, pas de grande gastronomie : des pâtes mais l’accompagnement varie. Une soupe aussi, qui fait du bien. Je le reconnais.
Nous voici rendus à Pons. Demain Mirambeau au terme d’une longue étape. Nous allons partir tôt.

E11- St Savinien – Saintes : 25 km

Panne de réveil ce matin. Lever à 7h28 pour le petit-déjeuner à 7h30. On a entendu la pluie une bonne partie de la nuit. Il pleut encore ce matin.
Nous partons de chez Sylvia à 9h. Finalement,  le retard imprévu nous a épargné la pluie.
Saint-Savinien est une petite ville commerçante avec des boutiques et des galeries d’art.
Où l’on voit qu’il a beaucoup plu cette nuit.
Nous longeons un lieu de stockage des vases de la Charente ; un site de 28 ha. Les vases sont aspirées à  partir d’un bateau puis envoyées par ces gros tuyaux dans les bassins de décantation. Les matières sèches sont ensuite répandues sur les terres agricoles en une couche de 15 cm d’épaisseur.
Chemin très agréable ce matin. Pas de passage dans l’herbe trempée comme hier. Il ne fait pas chaud et nous marchons avec notre vêtement de pluie.
Nous cheminons entre la falaise, la voie de chemin de fer et la Charente.
La Charente à Taillebourg.
Où nous faisons une petite pause.
Le monument qui commémore la victoire de Saint-Louis contre les Anglais les 22 et 24 juillet 1242, ici à Taillebourg.
Nous empruntons une voie surélevée par rapport à la route très passante. C’est la chaussée de Taillebourg construite au XIIe siècle. On se demande quelle est son utilité actuelle.

On a la réponse à l’autre bout.

A Peu, un nouvel abribus accueillant avec son banc pour notre pause déjeuner.
Une jolie propriété. Ici, nous sommes tout près de l’autoroute A10, juste au nord de l’échangeur Paris-Nantes.
Tout à l’horizon, deux des clochers de la ville de Saintes. Il nous faudra une heure pour arriver à Saintes et une demie-heure supplémentaire pour le gîte.
Les arènes romaines de Saintes.
Une intéressante expo photos de l’histoire des arènes depuis la fin des années 1880.
L’église Saint-Eutrope est toute proche.
L’immense clocher de l’église Saint-Eutrope, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, au titre des Chemins de Compostelle.
C’est ici que nous dormons ce soir. Tout contre l’immense église. Ici, des bénévoles se relaient chaque jour pour assurer la permanence de 16h à 19h. Un accueil chaleureux.
Nous partageons le gîte avec Aymeric, parti de Paris pour Santiago. Nous faisons dîner commun.
Sous la présidence de Saint Jacques.
Nous avançons doucement mais sûrement. Pour info, aujourd’hui, nous n’avons pas vu la moindre balise même ancienne. Merci Mapy ! Apparemment,  ce serait le résultat de bisbilles entre deux associations locales.

E10- Surgères – Saint-Savinien : 30 km

Soin avant de partir. Aux grands maux, les grands moyens.
Départ à 7h40 par un petit chemin qui permet de rattraper le Chemin depuis le gîte d’étape.
Aujourd’hui, nous empruntons une liaison qui permet de rattraper le Chemin de Tours à Saintes en deux étapes. La voie officielle rejoint Surgères à Saint Jean d’Angély au prix d’une étape de plus de 40 km. Trop pour nous.
Le problème, c’est que ce Chemin n’est pratiquement pas balisé, des traces d’un vieux balisage de temps à autre. Heureusement, sur l’application Mapy.com apparaît le tracé et il suffit de le suivre. Nous ne connaissions pas. C’est notre logeuse de ce soir qui me l’avait conseillée pour rejoindre Saint-Savinien.
Cette nuit, il a beaucoup plu. 15 mm selon des chasseurs croisés à la sortie de Surgères. On marche souvent dans l’herbe comme ici, pas idéal pour les chaussures et les pieds.
Ou bien, nous marchons dans la terre qui colle aux chaussures. Pas terrible non plus.
A l’ouest, le ciel s’éclaircit.
Vers midi, nous arrivons à Tonnay-Boutonne, contents de faire une bonne pause.

La mairie, un joli bâtiment d’architecture très classique.

Nous alternons ensuite chemins de terre…

… et petites routes goudronnées.

La pluie, très forte, nous rattrape en forêt. On se met à l’abri quelques instants avant de repartir malgré tout.
Beaucoup d’eau en peu de temps. Le chemin n’est pas toujours facile.
Après la pluie, l’eau s’évapore sous l’effet du soleil. Nous, nous sommes bien trempés.
La fin de l’étape est très jolie, contrairement à toute la partie centrale.
On termine le long du Charenton.
Nous arrivons à Saint-Savinien par l’église, perchée au-dessus du village et de la Charente.
Une très belle église.
Vue partielle de Saint-Savinien et de la Charente.
Encore un kilomètre et nous voici arrivés chez Sylvia qui nous héberge dans sa jolie maison. Un bon réconfort après une journée assez exigeante.
Nous voici rendus à Saint-Savinien. Demain Saintes.

E9- St-Hilaire – Surgères : 25 km

Dany et Danièle un peu avant notre départ.
C’est elle qui a conçu et bâti sa maison en briques de terre et bois.
Nous retrouvons le Chemin et arrivons au bord du Mignon par cette jolie passerelle. Que quelques gouttes jusque-là avant une grosse averse dont nous nous abritons à une ancienne maison éclusière.

Le cheminement est difficile dans de l’herbe trempée et un sol inégal, il n’y a pas de chemin.

Lors d’une pause vêtement, nous apercevons de très belles truites dans le canal. Au bout de 4 ou 5 km, nous quittons l’herbe trempée pour un vieux bitume beaucoup plus sec.
Un peu avant Mauzé-sur-le-Mignon, nous trouvons un beau chemin de halage.
Le port de Mauzé, rendu possible par l’aménagement du canal, a été inauguré en 1886. Il aura une activité très brève, concurrencé par le train puis la route.
Nous faisons notre pause de midi à Mauzé. Repas frugal, pas d’épicerie dans le centre. De la baguette et un gâteau de la boulangerie derrière nous. L’occasion aussi de soigner nos pieds. Ce matin, avant de partir,  Danièle m’a fait une injection de Bétadine dans mes ampoules.
Cet après-midi, triste chemin pour rejoindre Surgères. Sous un ciel clément.
Un champ de cailloux. Que des cultures.
A l’entrée de Surgères, nous faisons un crochet pour aller faire des courses. Ce soir, nous sommes dans le gîte d’étape de la ville et il nous faut faire notre cuisine.
Fin d’étape rime avec café, quand il y en a un.
Le château et l’église sont au cœur de la ville. C’est très beau.
Détail de l’église Notre-Dame. Ce sont les journées du patrimoine et les visiteurs sont assez nombreux.
Le très beau porche roman.
La très belle porte Renaissance, du XVIe, restaurée dernièrement.
Dans les faubourgs, nous arrivons au gîte. Une très vieille maison.
Un petit gîte pour quatre où nous serons tous les deux. Très confortable. La réservation se fait en ligne et j’ai même choisi les lits : à nos âges, si on peut éviter les lits superposés…
L’arrière de notre demeure Renaissance d’un soir. Demain, nous prévoyons de partir tôt pour une longue étape jusqu’à Saint-Savinien : plus de 30 km.
Nous voici donc à Surgères. Dans les grandes lignes, notre projet était d’aller à Bayonne. Mais, ayant dû repousser notre départ de quelques jours, on n’avait pas le temps d’aller jusqu’à Bayonne. De plus, je ne pensais pas que mon tendon d’Achille allait être si sympa, je n’y croyais pas vraiment. Donc, notre objectif c’est de rejoindre Bordeaux d’où nous repartirons l’an prochain pour finir. Soit environ les deux tiers de ce Chemin.

E8- Maillezais – St-Hilaire-la-Palud : 23 km

Ce matin,  j’ai de l’assistance pour préparer mes pieds. Un des trois chiots Jack Russel. Deux vont partir la semaine prochaine. Mon Ange, ici, petite femelle n’est pas placée pour le moment.
Danièle discute avec les oies. Il faut beaucoup de temps à Agnès pour soigner tous ses animaux et promener les chiens.
Il est plus de 9h quand nous repartons de l’abbaye.
Aujourd’hui, nous entrons dans le Marais Poitevin. Nous marchons sur une longue levée rectiligne.
Très largement ombragée ; ce qui n’est pas négligeable.
Quelques rares maisons le long du canal que nous longeons.
Devant le portail de l’église de Maillé ; elle est du XIe siècle.
Nous trouvons de quoi pique-niquer ce midi. Le luxe !
Nous faisons notre pause à Bazoin. Ici, nous sommes encore en Vendée. De l’autre côté de la passerelle, c’est la Charente-Maritime.
Une pause fort appréciée.
Ensuite, nous longeons la Sèvre-Niortaise. Peu d’ombre désormais.
De temps à autre, de petites propriétés secondaires.
Nous discutons avec une femme qui habite une vraie maison de l’autre côté de la rivière. Pour traverser c’est une petite barque à chaîne. Ici, c’est une barque sans chaîne. Sa voiture reste en permanence de ce côté. Ils sont là depuis dix ans. Avant, ils étaient à Aix-en-Provence.
Danièle a trouvé où faire la pause.
Bientôt arrivés à Saint-Hilaire-la-Palud. Il fait chaud : 31 degrés d’après le téléphone.
Un monument aux morts original dans cette commune. Nous en sommes à notre troisième département de la journée, les Deux-Sèvres. Nous sommes surpris.
Il nous faut rajouter deux bons kilomètres pour rejoindre notre hébergement à La Névoire, hameau de Saint Hilaire. Un dernier tronçon agréable sur le tracé d’une ancienne voie ferrée.
C’est ici, chez Dany et Denis, son compagnon.
Dîner sur la terrasse, bien agréable. Tous les deux. Nos hébergeurs sont partis peu après notre arrivée. Ce soir, le temps change. La pluie est annoncée pour demain matin. On verra bien.
Infirmière à domicile, de nuit.
Voici où nous sommes rendus ce soir, à Saint-Hilaire-la-Palud. Nous avons passé le cap des 200 km aujourd’hui.