Étape 17 : Calahora – Alcanadre, 20 km

Départ de l’albergue à 8h avec traversée agréable de toute la ville de Calahora, 25000 habitants.
Un peu de relief et un joli ciel, mais pas bien chaud, 10°
Peut-être un viticulteur qui a bien réussi ?
Un paysage varié aujourd’hui
Un gué nous oblige à déchausser, sympa

De jolis paysages sous un ciel magnifique. De la piste sur les 3/4 de l’étape.
Et une traversée de chantier, cela ne nous était pas arrivé depuis longtemps. L’autoroute n’est pas bien loin, sur quelques kilomètres.
Pause assez rudimentaire pour le pique-nique. Mais pas de choix.
Dernière partie de cette étape pas bien longue mais agréable.
L’arrivée à Alcanadre, petit village de 650 habitants.

L’église, imposante mais sans charme. Fermée.

Une maison pour le moins originale.

Étape 16 : Alfaro -Calahorra 25 km

Après une nuit très pluvieuse, nous quittons l’albergue et Vicente, son très chaleureux hospitalero. Il est 7h30. Nous étions 8 pèlerins, tous les autres Espagnols.  L’an dernier il y a eu 299 passages, dont 210 vers Santiago. Les autres, dans l’autre sens sur le Camino de Ignacio.
L’albergue est situé le long de cet agréable paseo. Le ciel est gris mais pas trop menaçant.
Les rues d’Alfaro sont encore équipées des barrières pour les courses de vachettes ou de taureaux des trois jours de fête qui ont précédé notre arrivée
Cette nuit, il a beaucoup plu.
Quelques gouttelettes et un peu de soleil nous permettent de bénéficier d’un arc-en-ciel. Ici le long de la voie ferrée qu’on n’aura pas beaucoup vue, comme la route d’ailleurs.
Et toujours une savante gestion de l’eau. Pas très claire après les pluies de la nuit.
Une étape plutôt agréable, si on enlève la sortie d’Alfaro, avec de la piste et de la toute petite route, loin des bruits de la nationale.
A 10h15, pause à El Rincon de Soto. Tortilla et café con leche pour Danièle.
Seul moment où l’on va côtoyer l’Ebro. Ça ne dure pas longtemps. Aujourd’hui, nous traversons surtout des zones de production de poires, d’amandes surtout, un peu d’oliviers et de vignes.
Une vue de la campagne.
Pique-nique pas si mal avec les pieds au-dessus du ruisseau. Nous y verrons une écrevisse.
On arrive bientôt à Calahorra que l’on voit depuis très longtemps à l’horizon.
Une église importante juste avant d’arriver à Calahorra.
La cathédrale Santa-Maria, bizarrement située en limite de ville.
L’église San Francisco, ce soir, depuis la fenêtre de notre chambre. Ici, l’albergue municipal nous octroie une chambre pour nous deux avec salle de bains dans un bâtiment qui fait aussi restaurant. Vraiment très bien. Plus que le temps : froid et humide, il pluviote ce soir.
Calahorra a été fondée au temps des Romains comme le montre cette jolie fresque.
C’est aussi un peu -beaucoup- destroy.
De beaux éléments architecturaux.
Enfin, Calahorra est La ciudad de la verdura. Des légumes. Elle y consacre même un musée !

Épilogue

Mardi 20 juin. Trois jours après la fin de notre Camino, c’est le moment des derniers mots.

Nous aurons parcouru 400 km en 15 étapes soit une moyenne honorable.
Comme vous l’avez avez sûrement remarqué, ce n’est pas un Chemin qui nous laissera un souvenir impérissable.
Une très belle étape, la première, qui nous a menés à Montserrat.
Quelques autres aussi avec des décors variés.
Beaucoup d’animaux croisés comme cette petite chèvre sauvage pas sauvage, dans la montée de Montserrat. Mais aussi, des centaines de lapins, des dizaines et des dizaines de cigognes, un chevreuil et, le plus impressionnant pour moi, une immense couleuvre vert d’eau de plus d’un mètre traversant le chemin tranquillement à quelques pas de nous.
Niveau hébergement, ce n’est pas le top. Les albergues sont assez rares ; moins sur la fin. Nous avons souvent eu recours aux hôtels. Ce qui, pour nous, n’est pas le Chemin.
On a vu très peu de pèlerins. Heureusement qu’il y a eu Marie-Madeleine ! Une pointure qui plus est, avec ses 23 Caminos au compteur. Pour le reste, rien, si ce n’est les deux premiers pèlerins qui terminaient à Montserrat, un couple d’Allemands au gîte de Palau d’Anglesola et un Espagnol, tous les trois sur le Cami d’Ignacio.
Et partout, ou presque, des églises fermées.
Quand ce ne sont pas les bars, tôt le matin. A la différence des Caminos bien fréquentés.
Mais un Chemin fait sans aucun bobo, pas une ampoule, rien. On a pris soin de nos pieds comme jamais.
Un Chemin avec de belles villes, de beaux monuments comme ici à Saragosse.
De beaux paysages aussi.
On a découvert l’art de l’irrigation à grande échelle.
Prêts à partir pour un nouveau Chemin ? Sûrement. Mais sans doute plus en Espagne. Par contre, il faudra penser à de nouvelles chaussures…
Et merci de nous avoir suivis, encouragés.

Alain et Danièle

Étape 15 – Tudela – Alfaro : 25 km

Cette dernière étape ne nous laissera pas un grand souvenir. Mais les cigognes à l’arrivée, c’était pas mal.

Nous quittons la jolie vieille ville de Tudela par un petit crochet à la chapelle de la Madeleine qui, comme son nom l’indique, est située à la sortie de la ville.
Des petits airs des Bardenas Reales, tout proches, peu après Tudela.
De l’autre côté du ruisseau, nous croisons un gros troupeau de moutons.
Une vue de l’Ebro.
Ce matin, les petits moucherons sont particulièrement pénibles. Bon, le foulard aussi.
Nous croisons un Basque de San Sebastian qui fait le Camino Ignacio.
Beaucoup de piste encore aujourd’hui. Mais le ciel est très clair et très beau.
Après une longue pause au premier village rencontré -Castejón- au bout de 18 km, les derniers kilomètres se font sur cette piste près de la route. Interminable, d’autant qu’il fait assez chaud, 27 ou 28.
L’albergue communal où nous dormons ce soir. Nous y avons retrouvé Marie-Madeleine croisée l’autre jour. Et une cycliste espagnole arrivée en fin d’après-midi. Nous avons même une hospitalera, une jeune femme du coin avec son garçon d’une dizaine d’années. Très gentils et prévenants.
Du tourisme avec la visite de l’immense église abbatiale de San Miguel Arcangel
L’intérieur
Immense !
Une partie des stalles.
Le toit de l’église couvert de nids de cigognes. Alfaro -Paradiso de las cigueñas- comptait huit nids en 1985, une centaine aujourd’hui.
Le parc où est situé l’albergue. Bien vert. Peu après notre arrivée cet après-midi, une très violente pluie d’orage. Et le soleil est revenu.

Un petit bilan à venir dans les tout prochains jours.

Étape 14 – Mallen – Tuleda : 30 km

Une étape, comme plusieurs précédemment, qui se termine sur une belle ville : Tuleda.

Très vite après la sortie de Mallen, nous entrons en Navarre.
Le château de Cortés.
Des éoliennes, moins nombreuses qu’hier.
Après Cortés, une ligne droite caillouteuse de 4 km. Pas terrible.
Pour marcher là-dessus, il vaut mieux avoir des plantes de pied en bon état. Heureusement, c’est le cas.
Une nouveauté, le balisage nous emmène au milieu de la voie ferrée. Du jamais vu. Heureusement, ce n’est que sur quelques centaines de mètres.
Ce n’est pas une voie de seconde zone. On va y voir passer plusieurs trains.
La pause des 10 km.
Une petite oasis verte rompt la monotonie de la piste.
Au bout de 13,5 km, à Ribaforada, una tortilla de patata pour Danièle.
Juste après la sortie de la ville, nous retrouvons le Canal Impérial d’Aragon avec plaisir. On s’autorise à emprunter la piste le long du canal. Contrairement aux préconisations.
6 km, plus loin, nous arrivons au début du canal, à El Bocal.
Là où commence le Canal, à gauche sur le plan.
Une traversée très agréable du domaine.
Un superbe chêne qui ne manque pas d’eau.
Le barrage qui dérive une partie de l’eau de l’Ebro vers le canal, à gauche.
Nous franchissons le canal sur la petite centrale électrique.
Avant d’arriver à Tuleda, en pleine plantation de piments.
Juste en face de notre hôtel, une immense fresque représentant les Bardenas Reales. Une zone située à quelques kilomètres d’ici, que nous avons découverte en 2019
En fin d’après-midi, tourisme. Ici. La superbe Plaza de Fueros.
Et trois belles demeures. Ici, le palais des Marquis de Huarte du XVIIIe. Il abrite la bibliothèque municipale.
La façade de la Maison de l’Amiral du XVIe
Et le Palais des Marquis de San Adrian du XVIe.
Demain, dernière étape. On s’arrête à Alfaro.

Étape 13 – Alagon – Mallen : 32 km

Mercredi 7 juin. Une nouvelle étape assez longue mais, heureusement, le ciel était avec nous.

Départ à 6h ce matin. Les rues sont désertes. Une ville où il doit y avoir des lâchers de taureaux, àvoir les protections.
Derrière nous, un beau ciel rouge précéde le lever du soleil.
Nous retrouvons l’Ebro, juste après le premier village traversé, Cabañas de Ebro.
A Alcala de Ebro, toujours pas de café ouvert.
Il nous faudra attendre Luceni, à plus de 13 km, pour boire un café. Mais sans tostadas.
Nous passons le long de vénérables abricotiers. Malheureusement, les fruits ne sont pas mûrs du tout.
De Luceni à Gallur, 8 km de cette route ; un tronçon que nous redoutions un peu. Mais très peu de véhicules et une température idéale avec un ciel bien couvert. Nous avançons bien
Arrivés à Gallur où nous rejoignons le Canal Impérial d’Aragon. Nous y sommes un peu avant midi.
Construit entre 1766 et 1790, il devait servir à l’irrigation et au transport des productions agricoles vers la Méditerranée. Mais il s’arrête à Fuentes de Ebro. Il est en très bon état. On va le longer pendant 8 km. Sans voir personne.
Du chemin de halage, vue sur la plaine de l’Ebro, parfaitement plate et cultivée savamment, grâce à l’irrigation.
Par contre, sur l’autre rive, c’est le désert. Des éoliennes, cependant. On en a aperçu des dizaines et des dizaines aujourd’hui. Près de 200, sans doute.
C’est ici, au Puente de Valverde, que nous laissons le canal pour rallier Mallen. On devrait le retrouver un peu demain.
L’église de Mallen, bourg de 3000 habitants.
Ce soir nous faisons étape dans l’ancien hôpital où à été ouvert un très bel albergue municipal. Grand confort, et pour nous seuls. Et pour un tarif défiant toute concurrence. C’est seulement notre quatrième albergue depuis le départ, et le premier depuis longtemps ; c’était à El Palau d’Anglesola. Depuis Saragosse, il y en a nettement plus. Sauf à Alagon, hier soir.
Mais comme l’employé de la mairie ne peut venir qu’à 17h. Nous passons une bonne heure et demie au café, juste en face.
Surpris en pleine rédaction du blog. C’est très confortable.

Étape 12 – Saragosse – Alagon : 30 km

Mardi 6 juin. Retour sur le Camino après une journée qui nous a fait du bien.

6h15, la plaza est à nous !
La sortie de Saragosse est très agréable avec plusieurs kilomètres le long de l’Ebro. Les pelouses sont bien arrosées.
L’Ebro, vu la faible pente est un fleuve qui prend son temps.
Il faut franchir un énorme nœud autoroutier. Une nouvelle première pour nous.
Sur le camino de Monzalbarba, on se faufile dans le réseau. Nous sommes tout seuls sur notre petite route.
A 200 ou 300 mètres devant nous. Une pèlerine française. On le sait par une joggeuse espagnole qui a parlé avec nous à l’aller de son trajet, puis à son retour. Entre temps, elle a discuté avec elle.
Aujourd’hui, le Chemin est plutôt agréable avec, souvent de petites routes comme celle-ci. On se rapproche de Monzalbarba où l’on va prendre notre desayuno après 10 km. Rien trouvé avant.
Un maïs qui a bien de la chance se diraient nos agriculteurs.
Et voici Marie-Madeleine. Une baroudeuse des Pyrénées-Orientales qui en est à son 23ème Chemin depuis 2000. Elle va à Santiago, elle ne sait pas encore par quels chemins. Elle les a tous faits. Aujourd’hui, elle fait 22km, on ne se reverra sans doute pas.
Une savante gestion d’une eau qui semble abondante.
Utebo le clocher. Oui, je sais, elle est facile. Un des meilleurs exemples de l’architecture mudéjare aragonaise.
Du moins beau aussi.
Bientôt à Sobradiel. Aujourd’hui. Les villages se succèdent, quatre entre Saragosse et Alagon.
L’église de Santiago, de la fin du XVIIe.
Des fontaines, régulièrement aussi, fort appréciées. 30 degrés sur la fin.
L’ayuntamiento de Torres de Berellen.
Depuis ce matin, au nord, à notre droite, une chaîne désertique barre l’horizon.
Il faut parfois se faire des politesses. Le tracteur attend mon arrivée près de Danièle pour passer.
L’arrivée à Alagon, ville de 7000 habitants.
L’église San Pedro.
Et notre hôtel. Après Texas l’autre jour, c’est Los Angeles. Une étape qui s’est bien faite avec une arrivée à 14h30.

Étape de repos

Aujourd’hui, repos à Saragosse. Une première pour nous. Ce n’est pas mal.

Une ville avec un beau patrimoine. Ici, Nuestra Señora del Pilar, une basilique devenue la seconde cathédrale de la ville.
Le grand angle fausse beaucoup.
Le retable.
Nous sommes montés en haut d’une des tours.
Le choeur de la cathédrale de Seo. Un immense carré au cœur de la cathédrale carrée elle aussi. Vraiment superbe.
La Aljaferia, palais royal maure de Taïfa de Saragosse, fortifié au XIe. On ne pourra visiter, les visites étant complètes.
Les vestiges des murailles romaines, entre I et IIIe siècles.
Il a donné son nom à la ville.
Les vestiges du théâtre antique.
Un joli marché couvert.
On a envisagé très sérieusement de changer de Chemin pour retrouver le Camino Catalan de la montagne pour y faire quatre étapes. Mais, la logistique est si compliquée voire impossible entre les horaires des bus, les hébergements très hypothétiques, qu’on y a renoncé. On va poursuivre sur ce Camino del Ebro encore quatre jours.

Étape 11 – Fuentes – Zaragoza : 32 km

Dimanche 4 juin 2023. Une longue étape pas bien intéressante mais qui a eu le mérite de nous conduire à Saragosse.

La mairie de Fuentes-de-Ebro ce matin. Vous voyez l’heure. On a eu une panne d’oreiller. La fatigue peut-être. On avait prévu de partir une demi-heure plus tôt.
Le début d’aujourd’hui ressemble à la fin d’hier.
Un des petits canaux qui alimentent le système d’irrigation
Une très grosse usine de fabrication de papier avant d’arriver à El Burgo de Ebro.
La chapelle de Notre Dame de Saragosse la Vieille où nous faisons notre pause de milieu de matinée
Un passage plus agréable avec de l’ombre.
Parfois, une jolie vue sur l’Ebro. Mais c’est rare.
On a ça aussi. Mais les cigognes nous distraient.
Un endroit inespéré pour ce midi. Jamais un banc le long de la piste.
Un fléchage, à droite sur le pilier, nous induit en erreur jusque dans des endroits dangereux. Nous faisons demi-tour (photo). 3/4h de perdus.
Notre chemin est en bas, mais la pente est très raide et il y a un grillage ; c’est là que nous avons fait demi-tour.
Sur une nouvelle piste aménagée grâce à la proximité de Saragosse, une pause fraîcheur nous remet d’attaque pour les sept derniers kilomètres.
Cette partie est plutôt ombragée. Tant mieux, cet après-midi, il fait chaud.
On arrive ainsi au cœur de Saragosse. Ici le vieux pont Puente de Piedra.
Danièle devant la Seu, la cathédrale.

Pour la première fois sur nos Chemins, demain nous faisons une pause. Repos et visite de la ville.

A bientôt